Au secours, mon image est toute pixélisée !
C’est tout terne quand j’imprime 😟
Et oui, quand on s’essaie à créer soi-même des visuels sans connaissances en graphisme, on peut vite avoir des surprises ! Il est donc essentiel de connaître certains principes de bases pour pouvoir réaliser ses supports dans les meilleures conditions.
Voici 7 notions de bases à connaître en matière de graphisme :
- Colorimétrie
- Résolution
- Types d’images
- Symbolique des couleurs
- Choix des typographies
- Hiérarchie
- Less is more
1 – La colorimétrie en graphisme
Avant toute création, il est important de savoir quelle sera la destination de votre support.
Sera-t-il imprimé ou bien diffusé sur un écran ?
Dans chacun de ces cas, il convient d’utiliser le profil colorimétrique approprié.
En impression, c’est le profil CMJN – Cyan Magenta Jaune Noir qui est utilisé.
Pour faire simple, il correspond tout simplement aux cartouches d’encre de votre imprimante.
Sur les écrans, on utilise le profil RVB – Rouge Vert Bleu.
Au microscope, ça donne un enchaînement de petites cellules lumineuses disposées les unes à côté des autres.
Le spectre RVB est beaucoup plus large que celui du CMJN, c’est pour cela que les couleurs sont plus lumineuses et contrastées sur un écran. Vous avez sûrement dû le remarquer en imprimant une image issue de votre navigateur web : les couleurs sont plus fades, car le profil colorimétrique initial ne correspond pas à celui de la destination.
Si vous ne savez pas quel profil colorimétrique utiliser, privilégiez le CMJN, il sera plus facile de passer au RVB par la suite sans occasionner trop de différences de couleurs.

2 – La résolution
Tout comme chaque support à son profil colorimétrique dédié, il en est de même pour la résolution.
Mais c’est quoi au juste la résolution ?
C’est le nombre de pixels d’une image sur une longueur donnée.
On l’exprime le plus souvent en DPI (Dots Per Inch), PPP – Points Par Pouces en français.
Plus il y a de pixels dans l’image, plus celle-ci sera précise.
En impression, il est la plupart du temps nécessaire d’avoir une résolution d’image égale à 300 DPI. Cette résolution peut être diminuée pour les grands formats, vus à distance, car l’œil humain à la capacité de compenser la perception de l’image.
Sur les écrans, la résolution standard est de 72 DPI.
Soit plus de 4 fois moins qu’une image destinée à être imprimée !
Pour pouvoir exploiter une image web pour l’impression, il vous faudra donc diviser par 4 (environ) la taille de celle-ci. Sinon, elle sera pixélisée !

3 – Les types d’images
En graphisme, il existe 2 types d’images : l’image matricielle et l’image vectorielle.
L’image matricielle (ou bitmap) est composée de pixels et possède une résolution bien définie, comme on a pu le voir dans le point ci-dessus. Plus on zoome dans ce type d’image, plus on aperçoit les pixels et donc plus on perd en qualité. Les fichiers jpg, png et gif font partie de cette catégorie.
L’image vectorielle composée de formes géométriques.
Ce format d’image, contrairement à l’image bitmap, peut être agrandi à l’infini sans perte de qualité, le rendu de l’image se faisant par calcul mathématique.
Les fichiers ai, eps et svg sont des formats vectoriels.
Pour la création de logo, on privilégiera le format vectoriel afin de pouvoir adapter le visuel à tous types de supports.

4 – La symbolique des couleurs
Les couleurs ont chacune leurs significations et influencent les choix des consommateurs.
Il est donc important de choisir celles qui véhiculeront les bonnes émotions auprès de votre cible.
L’objectif n’est pas d’avoir des couleurs à votre goût, mais des couleurs en accord avec votre domaine d’activité et avec le message que vous souhaitez transmettre.
Par exemple, la couleur jaune symbolise la joie, l’énergie, le bonheur, l’amitié, elle rappelle le soleil et la lumière. Le vert lui, évoque la nature, l’écologie, mais aussi la croissance et la nouveauté.
Choisissez une couleur principale puis créez une palette de 3 à 4 couleurs complémentaires ou nuancées pour donner de la cohérence à votre identité visuelle et de la profondeur à vos supports de communication.

5 – Le choix des typographies
En graphisme, les typographies jouent un rôle essentiel dans la manière dont votre public perçoit votre entreprise. Avec les couleurs, elles font partie des éléments clés de votre identité visuelle.
Vous devez donc choisir celles qui seront les plus adaptées à votre entreprise.
Il existe plusieurs types de typographies :
– les polices à empattement (ou Sérif)
– les polices sans empattement (ou Sans Sérif)
– les polices scriptes
– les polices manuscrites
– les polices décoratives

Optez pour des typographies les plus lisibles possible, notamment pour votre logo et pour vos supports digitaux. Et choisissez un style en accord avec votre activité et les messages que vous souhaitez faire passer.
Vous pouvez combiner différents styles de polices pour donner du rythme à vos visuels, mais attention, limitez-vous à 2 ou 3 typographies pour ne pas gêner la lisibilité.
6 – La hiérarchie en graphisme
Avant de créer un visuel, vous devez d’abord vous poser la question de savoir quels éléments mettre en avant pour capter l’attention de votre cible.
Placez les informations en fonction de leur importance de lecture ; plus un élément est mis en avant, plus il attire l’œil !
Jouez avec la position, la taille, l’épaisseur, la couleur de vos titres, sous-titres, textes, images… pour mettre en valeur votre message.

7 – Less is more
N’essayez pas de caser un éléphant dans un ascenseur !
En d’autres termes, ne surchargez pas vos visuels en informations.
Privilégiez un visuel simple et épuré pour favoriser sa lisibilité.
Ça ne sert à rien de caler toutes les informations possibles dans un tout petit espace, vous ne ferez que noyer votre lecteur ! Allez à l’essentiel pour garder l’attention de votre cible !
Si vous souhaitez construire des visuels cohérents et ne pas avoir de mauvaises surprises lors de l’édition ou de la mise en ligne de vos supports, essayez de respecter ces quelques règles de bases de graphisme.
Et si pour vous, tout ça c’est du chinois ou que vous n’avez tout simplement pas de temps à consacrer à la création de logo ou à l’élaboration de supports de communication, vous pouvez toujours faire appel à une graphiste ! La nana qui a écrit cet article par exemple 😉